La politique chinoise vis-à-vis du Tibet en quelques mots

La Chine, qui occupe illégalement le Tibet depuis 1950, tente de ' siniser ' complètement les minorités ethniques dont l'identité diffère de la culture han dominante. Ce phénomène ne touche d'ailleurs pas uniquement les Tibétains, mais aussi les Ouïghours du Xinjiang, les Mongols de Mongolie intérieure et, depuis 2019, les Hongkongais. Et qui sait, Taiwan suivra peut-être… et peut-être même le reste du monde ?

La Chine semble en effet en passe de devenir une puissance mondiale. Sur le plan économique, elle y est déjà largement parvenue. Pour divers produits essentiels, de nombreux pays sont déjà en fonction de provenant de Chine. De plus, leur politique de subventions fausse la concurrence, ce qui leur permet d'évincer facilement les industries locales du marché.

Sur le plan militaire également, la Chine est en train de rattraper rapidement son retard.

Quels sont les droits bafoués ?

Depuis l'annexion par la Chine dans les années 1950, les Tibétains sont systématiquement opprimés et discriminés dans leurs droits sociaux, culturels, religieux et politiques. Toute expression de leur identité tibétaine est considérée comme un acte de séparatisme et punie comme tel, pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement et la torture.

Politie arresteert monnik

Liberté de conviction

Des centaines de monastères bouddhistes ont été démolis. Ceux qui subsistent sont placés sous le contrôle strict du Parti communiste chinois (PCC). Les moines qui y résident encore ne servent que de ‘ pièces de musée ’ pour les touristes. Ils n’ont pas le droit de s’exprimer… La possession de photos ou de textes du Dalaï-Lama est passible d'une peine de prison. Les drapeaux de prière multicolores typiques sont interdits. En 1995, la Chine a enlevé le petit garçon de six ans Gedhun Choekyi Nyima, qui avait été désigné quelques jours auparavant par le Dalaï-Lama comme le 11e Panchen-Lama. Le Panchen Lama est le deuxième plus haut dignitaire religieux après le Dalaï-Lama. Par la suite, les Chinois ont nommé un Panchen Lama fidèle au régime, qui ne bénéficie toutefois guère de soutien au Tibet.

Génocide linguistique et culturel

Tout enseignement du tibétain ou dispensé en tibétain est interdit, y compris l'enseignement à domicile par un professeur particulier. Quiconque ose néanmoins enseigner le tibétain s'expose à une peine de prison.
Les Chinois ont déjà arraché de force un million d'enfants tibétains à leurs parents et les ont envoyés dans des internats chinois éloignés où on leur enseigne le mandarin. Ces enfants se retrouvent ainsi complètement coupés de leur famille, de leur langue et de leur culture.
Une culture existe grâce à la langue. L'assassinat linguistique conduit automatiquement à la perte d'identité et à l'assassinat culturel. En raison d'une politique d'immigration massive de Chinois Han, les Tibétains sont aujourd'hui devenus une minorité victime de discrimination dans leur propre pays.

surveillance et répression

Des caméras sophistiquées, dont certaines dotées d'un système de reconnaissance faciale, sont installées partout afin de surveiller les faits et gestes des Tibétains. Les réseaux sociaux et les plateformes de communication font l’objet d’une censure stricte et l’accès aux plateformes occidentales est bloqué. Les téléphones sont mis sur écoute, ce qui empêche les exilés d’avoir une conversation ouverte avec les membres de leur famille restés au Tibet. Une culture de la délation est encouragée et récompensée, même au sein des familles. Les Tibétains ne peuvent/osent plus faire confiance à personne (Photo : Jpatokal - Œuvre personnelle, CC BY-SA 4.0)

RÉPRESSION TRANSNATIONALE​

Le personnel des missions diplomatiques chinoises surveille de près les Tibétains en exil. S'ils participent à des manifestations, cela peut avoir de graves conséquences pour leurs proches restés en Chine. Une loi récente, entrée en vigueur le 1er juillet 2026, offre aux autorités une base juridique pour exercer une répression transnationale. Le nom de cette ' loi sur l'unité ethnique et le progrès ' semble rassembleur et progressiste, mais dans la pratique, il s'agit d'une loi susceptible d'imposer la conformité idéologique et l'unité ethnique.   L’article 63, par exemple, offre aux autorités chinoises un prétexte pour s’en prendre à des personnes se trouvant hors de Chine pour tout acte qui, selon le Parti communiste, " sape l’unité ethnique ". De ce fait, les défenseurs du Tibet, les dissidents et les détracteurs à l’étranger courent un danger.

Inspirée par la vision du Dalaï-Lama, l'International Campaign for Tibet (ICT) œuvre depuis 1988 en faveur des droits de l'homme et du droit à l'autodétermination du peuple tibétain. L'organisation plaide également en faveur de la reprise des négociations entre la Chine et le Tibet en vue d'un compromis pacifique.

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